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Mardi 21 octobre 2008
http://www.cetaitpiredemain.org arretons de nous regarder le nombril comme des cons que nous sommes bordel!
Par clopin
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Vendredi 17 octobre 2008
Par clopin
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Lundi 6 octobre 2008

Tirée de RUE89


La situation de l'association d'aide aux sans papiers est délicate. Samedi, elle devait décider si elle se retirait de l'appel d'offres lancé par le ministre de l'Immigration et de l'Identité nationale, Brice Hortefeux, qui réforme totalement l'accès des organisations humanitaires aux centres de rétention. L'assemblée générale extraordinaire a statué : la Cimade entend poursuivre son action mais demande au ministre de modifier son appel d'offres, qui court jusqu'au 22 octobre.

Rappel de l'épisode précédent : le 2 septembre, le ministère a publié un appel d'offres limitant le rôle des associations comme la Cimade à celui de simples fournisseurs de documents totalement dénués de capacité d'expression. Inacceptable pour le « Comité intermouvements auprès des évacués », jusqu'ici seule ONG habilitée à entrer dans les centres de rétention administrative, depuis 1984.

La Cimade souhaite que d'autres associations interviennent dans les CRA, de plus en plus nombreux et peuplés. Mais le ministère a choisi de diviser les 30 centres en activité au 1er janvier 2009 en huit lots, ce qui laisse redouter une moins bonne coordination et, du coup, risque de ruiner la fonction de témoignage des humanitaires sur les conditions de vie des migrants. Damien Nantes, responsable de l'action en centres de rétention administrative, explique :

« Cette mise en concurrence empêcherait d'avoir une vision globale de la situation. Elle diminuerait aussi grandement la qualité de l'aide juridictionnelle aux étrangers, alors que les procédures sont de plus en plus difficiles à mener, parce que le droit se complexifie. »

L'association va donc « rechercher, avec des associations et organisations non gouvernementales, les conditions permettant la mise en œuvre d'une mission nationale cohérente assumée conjointement ».

Autre grief de la Cimade contre l'appel d'offres, l'obligation de neutralité et de confidentialité qui y figure. En clair, le gouvernement accepte que les associations interviennent, mais comme de dociles et silencieux acteurs humanitaires. Inacceptable pour la Cimade, pour qui le droit d'expression est essentiel.

A la fin de son communiqué de presse, la Cimade « demande au ministre de l'Immigration de modifier le dispositif prévu par le décret et l'appel d'offres ». Une requête formulée très poliment, presque humblement, alors qu'on se demandait si l'association claquerait violemment la porte au nez d'Hortefeux.

C'était probablement ce que souhaitait ce dernier. Et l'association tient avant tout à pouvoir exercer sa mission, puisqu'elle se dit « déterminée à poursuivre son action de défense des étrangers placés en rétention ».

Augustin Scalbert

Par clopin
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Lundi 6 octobre 2008

tirée de LIBE

 

 

Emmanuel Todd est historien et démographe. Il publie début novembre un essai intitulé Après la démocratie (Gallimard), dans lequel il est notamment amené à analyser l’utilisation de la question des immigrés par Nicolas Sarkozy.

Comment interprétez-vous le bras de fer du gouvernement avec la Cimade ?

Il faut revenir à l’équation fondamentale du sarkozysme qui est de taper sur les faibles pour faire oublier qu’on est copain avec les forts. L’irruption du sarkozysme, ça a été la récupération de l’électorat du Front national suivi des avantages fiscaux pour les plus riches. Dix-huit mois après l’élection, il est clair que cette présidence est désastreuse sur tous les fronts économiques, que ce soit la baisse du niveau de vie - ou, comme on dit pudiquement de nos jours, du pouvoir d’achat - ou la hausse du taux de chômage. La tentation est donc grande, pour le sarkozysme, de se ressourcer dans son domaine d’excellence : la désignation de boucs émissaires. Il est vraisemblable que le gouvernement se moque éperdument des résultats concrets, au demeurant tout à fait marginaux, de sa politique d’expulsion de personnes sans papiers. Le but de l’opération apparaît bien plutôt de montrer à l’électorat du Front national qu’on pense à lui et qu’à défaut de faire du bien aux Français, on peut quand même faire du mal aux étrangers en situation irrégulière.

Il s’agirait donc d’une politique de provocation délibérée ?

Oui, et la manœuvre met d’ailleurs les associations de défense des sans-papiers dans une situation très difficile, parce qu’elle les instrumentalise et tente d’en faire les soutiens involontaires de la politique du gouvernement. Ces associations ont le devoir de défendre les droits des personnes placées dans des centres de rétention, mais, ce faisant, elles servent de caisse de résonance à la stratégie sarkozienne de désignation des plus faibles comme cause fantasmatique des problèmes de la société française. De même, le risque est grand de voir la gauche et notamment les socialistes, qui ne brillent pas eux-mêmes par leur capacité à construire des solutions à la crise mondiale du capitalisme, s’engouffrer dans la dénonciation de la politique de Brice Hortefeux, trop contents de se donner l’illusion d’une raison de s’opposer sans restrictions. C’est un peu ce qui s’était passé lors de l’épisode précédent, les tests ADN, qui avaient permis à la gauche de se mobiliser au Zénith et de continuer à ne pas avoir de programme économique.

Si Sarkozy a effectivement été élu grâce à son discours anti-immigrés, cela veut-il dire que les Français sont racistes ?

C’est là que le problème devient historiquement passionnant. Car je pense que le gouvernement interprète de travers son succès électoral de 2007. Une analyse détaillée révèle en effet que le transfert de l’électorat Front national vers le vote Sarkozy n’a pas concerné de façon homogène les différentes catégories socio-économiques : les commerçants se sont ralliés, oui, mais pas les ouvriers. Ce qui veut dire que la protestation économique est en train de reprendre l’avantage sur l’illusion identitaire.

Y a-t-il trop d’immigrés en France ?

La France est l’un des pays d’Europe où il y a le moins d’immigration. Savoir si l’on va renvoyer chaque année 25 000, 26 000 ou 27 000 personnes sans papiers, focaliser tous ses efforts sur 1 000 personnes de plus ou de moins, n’a strictement aucun sens par rapport aux problèmes de la société française. En vérité, le vrai défi pour Nicolas Sarkozy sera de justifier son obstination à chasser les sans-papiers au moment où la crise du capitalisme financier mondial, par son ampleur, démontre son incompétence économique et son impuissance à agir. La ficelle va apparaître comme vraiment trop grosse : attaquer la Cimade quand les plus grandes banques font faillite a vraiment quelque chose de pathétique.

Par clopin
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Vendredi 26 septembre 2008

Sans papiers et sans témoins

La Cimade écartée des centres de rétention
Le gouvernement a retiré à l'association son monopole d'accès aux centres de rétention. Par qui et comment seront contrôlées les conditions d'enfermement pour étrangers ?
Cette année, un dossier aride et déprimant est en train de devenir l'ouvrage culte, qu'on se passe entre journalistes, politiques ou associatifs. C'est le dernier rapport de la Cimade sur la situation des sans-papiers dans les centres de rétention, où ils attendent leur expulsion. La raison de son succès est aussi sinistre que les 296 pages qui composent l'édition 2007 :ce rapport est le dernier. D'ailleurs, la Cimade, seule association autorisée en France a travailler dans les centres de rétention depuis leur création en 1984, risque elle-même d'en être expulsée l'année prochaine.
Depuis plusieurs mois, en effet, les contestations se multiplient autour de ces centres, qui sont peu à peu devenus un des emblèmes de la politique des «quotas d'expulsion», mise en oeuvre par le ministre Brice Hortefeux. Dans ce contexte, les rapports annuels de la Cimade étaient plus que jamais l'unique lucarne sur la vie quotidienne en ces lieux d'enfermement.
Aurait-on su sans elle qu'un bébé de 3 semaines avait été mis en rétention, il y a quelques mois, à Rennes ? Que lacets, ceintures, briquets, stylos sont généralement confisqués, l'accès au téléphone improbable, alors qu'il devrait être libre ? Que le Coran est saisi car «il pourrait servir à allumer un feu» ? Ou bien que, en février dernier à Vincennes, des «étrangers retenus» avaient été forcés de regagner leur chambre, chassés par une soixantaine de policiers, dont un armé de Taser ? Deux ont fini à l'hôpital, une enquête est en cours.
L'éviction de la Cimade, cette «association-symbole, sérieuse et reconnue,est une tentative de mise au pas du secteur associatif», analyse Pierre Henry, qui dirige la tout aussi sérieuse France Terre d'Asile. De son côté, un policier explique : «Dans l'imaginaire des politiques, s'en prendre à la Cimade fait clairement partie des représailles contre les protestataires.
Les gouvernants ne sont plus dans la logique classique où cohabitent pouvoirs et contre-pouvoirs. Aujourd'hui, l'Etat dit : avec moi ou contre moi.»
Au ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale, les choses ne sont pas dites de cette manière. Guillaume Larrivé soutient qu'il s'agit surtout de «mettre fin à un monopole». Mille chinoiseries techniques enrobent en effet la mise à l'écart de l'association, obligeant à un décryptage tellement ennuyeux qu'il découragerait presque l'indignation, et c'est d'ailleurs là tout le talent de l'Administration. Pour comprendre, il faut donc se résigner à lire l'appel d'offres, publié fin août au «Journal officiel», pour un marché public de 4 millions d'euros au total : celui-ci édicté que l'ensemble des 25 centres de rétention en France ne seront plus confiés à un seul organisme, comme c'était le cas depuis vingt-cinq ans pour la Cimade, mais désossés en 8 lots géographiques, faisant chacun l'objet d'un agrément différent, et limité à une durée d'un an. Autrement dit une manière de tester, mettre en concurrence et choisir entre différentes associations.
A la clé, c'est encore et toujours le fameux enjeu des «quotas d'expulsion» qui se joue, dont l'objectif est fixé à 26 000 pour 2008. Dans cette course au chiffre, «tout est bon pour essayer de faire tomber les obstacles et opérer le maximum de reconduites, quitte à contourner la loi», explique Marc-Antoine Lévy, avocat à Evry. En France, si les chiffres de la rétention ont en effet explosé entre 2000 et 2007, passant de 13 centres à 25, de 17 000 personnes retenues à 35 000, d'une durée d'enfermement autorisée de 12 jours à 32, un seul indicateur refuse obstinément de bouger : le taux d'expulsion. En centre de rétention, une personne sur deux, environ, ne peut en réalité pas être légalement reconduite et finit donc par être libérée. Or près de 40% de ces décisions relèvent de magistrats. Mais qui s'occupe de l'exercice délicat des recours devant les tribunaux ? Qui monte les dossiers ? Qui tient le rôle complexe à la fois de juriste, de traducteur et de conseiller dans les centres de rétention, sans lequel l'accès à la justice deviendrait, de fait, impossible pour une population parfois analphabète, souvent non francophone et en tout cas jamais spécialiste en procédure ? La Cimade, dont la mission est précisément de garantir «l'accès aux droits». «Lui faire barrage est une manière de tarir les audiences devant les magistrats, continue Me Lévy. Je serais curieux de voir quel sera désormais le taux de recours quand la Cimade ne s'en occupera plus. En tout cas, c'est le noyau dur des droits de l'homme qui est attaqué.»
Plusieurs associations ont déjà été contactées par le ministère pour répondre à l'appel d'offres. La Croix- Rouge a sobrement refusé. France Terre d'Asile ne «fera rien sans s'être concertée avec la Cimade». D'autres, en revanche, sont tentées par le marché, mais la plupart entendent très différemment leur mission. «Nous n'avons pas l'habitude de contester ce que dit le gouvernement : nous sommes des gestionnaires purs et durs, explique Jocelyn Baillez, de l'Aftam, spécialisée dans l'hébergement social. On met les textes en musique, point à la ligne.
Nous proposerons sans doute l'ouverture d'une permanence d'information sur les sites où sera distribuée la documentation fournie par le ministère.» Egalement sollicité, l'Ordre de Malte, qui, depuis 1999, travaille avec des déboutés du droit d'asile préparant leur retour au pays. «Nous avons de bonnes relations avec les pouvoirs publics, quelle que soit leur couleur politique, souligne Alain de Tonquedec. Si nous postulons, nous ne pensons pas mettre le juridique en avant, plutôt l'humanitaire pour que les gens rentrent chez eux dans des conditions décentes et avec dignité.»
Née d'une scission avec la Cimade, Forum Réfugiés envisage aussi d'envoyer son dossier, tout en reconnaissant que «le petit monde associatif est bien emmerdé par cette histoire, selon Olivier Brachet. Je ne soutiens pas le gouvernement actuel mais je ne pense pas non plus qu'il s'agisse d'un régime nazi. Nous ne postulons pas avec l'état d'esprit de dire : les expulsions et la rétention sont anormales. Notre position serait plutôt comment faire des expulsions respectueuses. Il ne faut pas laisser les centres de rétention se refermer sur eux-mêmes.»Enfin, et c'est tout à fait nouveau, l'appel d'offres exige désormais des associations «confidentialité» et «neutralité».
Mais «si une association veut publier un rapport, elle pourra le faire», reprend Guillaume Larrivé. Sera-ce une raison susceptible de rompre le contrat ? «Cela dépend de ce que dira le rapport.» Dans les centres de rétention, en tout cas, on regrette déjà la Cimade. Qui ? Les sans-papiers ? Non, les policiers et les gendarmes qui gèrent les sites. «Il faut qu'il y ait des contrôles : c'est une garantie indispensable», réclame, par exemple, Yannick Danio, du syndicat l'Unsa Police. De son côté, un autre gradé estime que «ça va être bouillant, si la Cimade s'en va
Surchargés, les centres sont devenus un concentré de désespoir, où des gens prêts à tout pour rester en France se retrouvent face à des policiers qui ont l'impression défaire un boulot de merde, en remplissant wagons et statistiques. Tous partagent le même sentiment d'injustice. La Cimade arrive à servir de tampon entre les deux, parce que les étrangers la vivent comme réellement indépendante.La clôture de l'appel d'offres est fixée au 22 octobre.
Florence Aubenas
Le Nouvel Observateur

Par clopin
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Vendredi 26 septembre 2008
Communiqué de presse CIMADE 25 septembre 2008 Rétention administrative : la Cimade demande à M. Hortefeux de modifier le nouveau dispositif prévu par le décret et l'appel d'offres La Cimade a été reçue par le ministre de l'Immigration, Brice Hortefeux, le 22 puis le 24 septembre. Il s'agissait pour elle de vérifier si la volonté du Gouvernement était bien de remettre en cause radicalement la mission de défense des droits des étrangers placés en centre de rétention exercée par la Cimade depuis 24 ans. Les responsables de la Cimade ont en premier lieu demandé au ministre de rectifier ses propos tenus sur les ondes de France Inter le 8 septembre : la Cimade assume pleinement la mission qui lui est dévolue comme en témoignent ses rapports réguliers et ses multiples interventions et interpellations auprès des services du ministère. C'est en revanche l'Administration, sous la pression des quotas d'expulsion et la grande tension que cette méthode génère en rétention, qui n'est plus en mesure d'éviter les incidents à répétition et les drames. L'incendie du centre de rétention de Vincennes, alors que la Cimade avait alerté le préfet de police à plusieurs reprises sans être entendue, en constitue la preuve. La Cimade avait en début d'année clairement indiqué au ministre qu'elle était disposée à ce que la mission de défense des droits des étrangers en rétention soit assumée au plan national dans le cadre d'un regroupement de plusieurs associations non gouvernementales. Malheureusement, aucune de ses propositions n'a été retenue. Le décret et l'appel d'offres diffusés fin août, prévoyant des lots éclatés pour lesquels des prestataires de service s'arracheraient des parts de marché, relèvent d'une logique de « concurrence libérale » déplacée en matière de défense des droits de l'Homme. Lors de ces deux entretiens, la Cimade a expliqué au ministre que le nouveau dispositif constitue la négation du rôle de la société civile et de sa fonction essentielle de témoignage. Elle a développé au ministre les raisons pour lesquelles elle lui demande de modifier le décret du 22 août et l'appel d'offres qui en est issu, afin que les étrangers puissent disposer d'une véritable aide juridique, dans le cadre d'une action nationale cohérente, assurée par des associations non gouvernementales organisées entre elles. Le ministre a indiqué qu'il ne remettait pas en cause la liberté d'expression des organisations prestataires, a confirmé que ces organisations pourraient répondre, pour un même lot, dans le cadre d'un groupement, a proposé la mise en place de rencontres entre les prestataires et l'évaluation au bout de six mois de la pertinence du nombre de 8 lots. Tout en prenant note de ces clarifications que le ministère précisera par écrit, la Cimade constate que le ministre n'a pas voulu remettre en cause le principe même de l'éclatement et de l'émiettement, et donc la transformation profonde de la mission de défense des droits des étrangers en rétention. La Cimade décidera, au cours d'une assemblée générale extraordinaire le 4 octobre prochain, la façon dont elle poursuivra son action de soutien auprès des étrangers retenus et éloignés.
Par clopin
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Mardi 23 septembre 2008
                   

 

La mobilisation "Des ponts, pas des murs", appelée par plus de 250 organisations des sociétés civiles du Sud et du Nord, donnera lieu à la deuxième Conférence non-gouvernementale euro-africaine sur les migrations, le vendredi 17 octobre, à l'espace des Congrès de Montreuil. Plusieurs centaines de personnes sont attendues. Stéphane Hessel (ancien résistant puis Ambassadeur de France), Aminata Traoré (ancienne ministre de la Culture du Mali), Miguel Benasayag (philosophe), Bruno Tardieu (délégué national ATD Quart Monde France), Madjiguène Cissé (Réseau des femmes africaines pour le développement), Gustave Massiah (CRID), sont parmi les personnalités qui participeront à cette rencontre. De nombreuses organisations européennes et africaines seront présentes. Les places sont limitées, inscrivez-vous vite : www. despontspasdesmurs. org Vous trouverez sur le site un dossier de présentation du sommet avec les thèmes des ateliers prévus. une marche festive suivie d'un grand concert gratuit le samedi 18 octobre à Paris. Le départ est prévu place de la Bastille à 13h30. Il faut que nous soyons plusieurs dizaines de milliers, autour du slogan "Des ponts, pas des murs". Il est temps de réagir et de manifester pour une autre politique de l'immigration et nous avons besoin de vous ! D'ores et déjà une série d'initiatives préalables sont prévues pour préparer une venue massive à Paris. Cela prend la forme d'une caravane de réunions publiques en Afrique, mais aussi en France et en Europe au cours du mois d'octobre. Nous avons besoin de vous pour mobiliser vos réseaux en régions : projections, conférences, rencontres dans les écoles, stands sur les places publiques et dans les marchés,... Cet évènement ne sera une réussite que si nous parvenons à le relayer au plus près des citoyens, grâce à l'appui des associations et groupes locaux. L'ensemble des initiatives seront annoncées sur le site www. despontspasdesmurs. org (envoyer un mail à : initiative@despontspasdesmurs.org). Pour sensibiliser un public le plus large possible, vous trouverez sur le site internet une présentation des outils de sensibilisation qui sont à votre disposition (kit outils) ainsi qu'un bon de commande. Les affiches, tracts et autocollants sont à retirer au siège de la Cimade ou à télécharger pour impression à partir du site www. despontspasdesmurs. org. Des t-shirts et badges peuvent être commandés et un Petit guide pour comprendre les migrations internationales sera disponible début octobre. N'hésitez pas aussi à diffuser aussi largement que possible le logo, la bannière web, les insertions presse sur vos différents supports (site internet, blog, lettre d'information, revue, etc.) et auprès de vos partenaires et contacts médias. Vous trouverez sur le site le texte d'appel, la liste des signataires, le programme de la journée du 17 octobre, ainsi que tous les outils en vue de leur diffusion. Paris, le 22 septembre 2008

                       
     
       
Par clopin
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Lundi 22 septembre 2008
tiré de RUE89.com enfin entièrement pompé...

Bras de fer entre le ministre de l’Immigration et la Cimade, qui œuvre dans les centres de rétention - combien de temps encore  ?

l’assistance aux sans-papiers dans les centres de rétention, ont engagé en coulisse un bras de fer qui menace de tourner cette semaine à la polémique nationale.

Le ministre de l’immigration a publié un appel d’offres qui confine les associations autorisées dans les centres dans le rôle de simple fournisseurs de documents et qui limite leur droit d’expression publique. La Cimade considère que de telles contraintes, posées dans un appel d’offres publié le 22 août dernier, limiteraient grandement l’accès au droit des personnes retenues dans ces centres, en attente de leur expulsion. Une réunion de la dernière chance est prévue au ministère, ce lundi après midi.

Le président de la Cimade, Patrick Peugeot, déplore un nouveau « coup » visant à durcir la politique d’immigration  :

« Cela fait un certain temps que le ministre manifeste son insatisfaction, et se plaint d’une trop grande liberté dans notre mode d’expression. »

L’appel d’offres publié le 2 septembre, qui vise à sélectionner les structures habilitées à intervenir dans les centres (et que la Cimade remporte traditionnellement, faute de concurrence) exige un devoir de neutralité et de confidentialité.

Auparavant réservé aux associations, cet appel d’offres est désormais ouvert à toute « personne morale » (ce qui peut inclure par exemple des cabinets d’avocats) désireuse de candidater à une mission « d’information, en vue de l’exercice de leurs droits, des étrangers maintenus dans les CRA ».

Tout est en place pour que la Cimade refuse ces conditions et soit remplacée par des structures plus dociles.

L’habileté du ministre

Pour présenter cette réforme, Hortefeux a habilement retourné un argument avancé par la Cimade, qui avait évoqué sa difficulté à assumer, seule, sa fonction, compte tenu de l’accroissement du nombre de personnes en rétention. Présente depuis 1985 dans les CRA, elle n’était pas opposée au principe de l’ouverture et avait même réalisé un partenariat avec le Secours catholique.

Pour Jérome Martinez, délégué Ile-de-France de la Cimade, Hortefeux utilise une ficelle un peu grosse :

« Avec la construction en permanence de nouveaux CRA, la mission s’est alourdie. Nous nous sommes donc prononcés pour la possibilité d’ouvrir cette mission à quelques autres associations. En revanche, certains des propos qui ont été tenus par Brice Hortefeux sur France Inter sont mensongers. Nous n’avons jamais dit que notre charge de travail était trop importante. Nous n’avons pas lancé d’appel au secours. »

Une mission limitée à une distribution de documentation  ?

Aider un étranger à faire une demande d’asile, à réaliser un recours contre une obligation de quitter le territoire français, à préparer une audience devant le juge des libertés et de la détention est le lot quotidien de la Cimade  :

« Les personnes sont perdues quand elles arrivent dans les CRA. Souvent, elles ne maîtrisent pas bien la langue. Sans une aide juridique, elles ne sont pas en mesure de se défendre. Quant aux avocats, ils sont la plupart du temps commis d’office. Ils ne rencontrent leurs clients qu’une vingtaine de minutes. »

Jérôme Martinez se demande si cette aide sera toujours possible à partir de janvier 2009. Dans le dernier appel d’offres remporté par la Cimade, il était question de mission « d’information et d’aide à l’exercice des droits des étrangers », expression que l’on retrouve mot pour mot dans un décret du 23 août. Mais l’appel d’offres du 2 septembre 2008 ne parle que « d’information en vue de l’exercice de leurs droits »…

Dans le cahier des clauses techniques de cet appel d’offres, il est précisé que les titulaires doivent assurer des permanences et mettre à la disposition des étrangers des documents d’information. Mais pas de précisions sur la possibilité ou non de réaliser des recours contre des décisions administratives.

Jérôme Martinez dénonce « un énorme retour en arrière pour les droits des étrangers » et revient sur le contexte dans lequel ces textes ont été adoptés  :

« Si l’objectif visé par le gouvernement est d’accélérer les reconduites à la frontière des personnes, une des possibilités est de réduire le nombre de recours contre des décisions administratives. En juillet, le rapport de la commission Mazeaud a mis l’accent sur la nécessité de “remédier à l’encombrement des tribunaux” par le contentieux des étrangers. »

Rue89 a contacté le ministère de l’Immigration pour éclaircir ce point, mais celui-ci n’a pas donné suite à notre demande d’interview.

Mot d’ordre :  discrétion

Autres points très inquiétants selon la Cimade  : le devoir de neutralité et de confidentialité. L’appel d’offres prévoit que « le titulaire s’engage à respecter une stricte neutralité au regard des situations individuelles rencontrées, que ce soit dans ses publications, ses communications publiques(…) » Et en cas de non respect de la neutralité, « l’administration peut résilier le marché sans indemnité ». Le titulaire doit également « faire preuve de discrétion » et s’engage à ne pas divulguer « des faits ou des informations sur des situations individuelles ».

La Cimade y voit une interdiction de fait de « la fonction fondamentale de témoignage » dans les CRA. En effet, chaque année cette association dresse, dans un rapport, l’état des lieux des conditions d’accueil dans les CRA. Réaction de Jérôme Martinez  :

« C’est un recul plus de vingt ans en arrière. Ce ne serait vraiment pas dans l’intérêt des pouvoirs publics d’interdire ce regard extérieur. Tout le monde pourrait alors dire que les CRA sont des zones de non droit, puisqu’il serait impossible de savoir ce qu’il s’y passe. De plus, la transparence permet de limiter les excès des policiers. »

Interviewé sur France Inter par Nicolas Demorand, dans l’émission Le 7/10 du 8 septembre 2008, à la question  : « les associations n’auront plus le droit de faire des rapports du type de celui de la Cimade  ?  » , Brice Hortefeux a répondu  : « ça, on le verra dans l’attribution ».

Les personnes morales ont jusqu’au 22 octobre pour répondre à l’appel d’offres.

La perte d’un vision générale de la situation dans les centres de rétention

Dernier point de désaccord  : l’appel d’offres prévoit une répartition des vingt-deux CRA en huit lots. D’après la Cimade, qui était d’accord pour envisager une collaboration entre deux ou trois associations de défense des droits des personnes, « ce démantèlement va conduire à une perte de vision générale de la situation dans les centres de rétention ».

Si le ministre maintient ses exigences, il est probable que la Cimade renonce à candidater, malgré l’énorme expérience qu’elle a acquise depuis près d’un quart de siècle. France Terre d’Asile attend de connaître la position de cette dernière pour répondre ou non à l’appel d’offres.

La Croix Rouge a renoncé. Le Secours catholique souhaite obtenir des renseignements sur le devoir de neutralité et de confidentialité, avant de se prononcer. L’Ordre de Malte veut aussi des précisions, mais affirme « avoir envie d’y aller ». Quant à Forum réfugiés, il compte poser sa candidature.

Par clopin - Publié dans : politique
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Samedi 20 septembre 2008
Par clopin - Publié dans : musique
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Samedi 20 septembre 2008
Par clopin - Publié dans : musique
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